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La Constitution Espagnole du 1978: 40 ans, 40 mensonges

Udalbiltza a déclaré à Pampelune que la Constitution a supposé « 40 ans de mensonges »

Mardi dernier, Udalbiltza a dénoncé la Constitution Espagnole, à Pampelune. À cette occasion, Udalbiltza a présenté l'exposition « 40 ans, 40 mensonges » au Palais du Connétable, à Pampelune. Bientôt, cette exposition se déplacera à différents endroits du Pays Basque, et elle sera également visible sur le site 40gezur.eus.

Comme l'ont souligné Luis Intxauspe, président d'Udalbiltza, et Patricia Perales, élue de Pampelune et membre du Comité Exécutif d'Udalbiltza, « Le Pays Basque n'a pas approuvé la Constitution Espagnole, et la majorité d'entre nous n'avaient alors même pas voté, ce texte ne nous représente donc pas ». Les membres de notre institution nationale ont également dénoncé le fait que le système autonomique inscrit dans la Constitution, « au lieu d'offrir une certaine autonomie aux nations de l'État Espagnol, est devenu un système servant à limiter cette autonomie ». En ce sens, il·elle·s ont rappelé l'article 155, appliqué en Catalogne, ainsi que l'article 1.2, qui précise que « la souveraineté réside dans le peuple espagnol » et empêche donc les autres peuples de l'État Espagnol de décider de leur avenir.

Les représentant·e·s d'Udalbiltza ont déclaré que jeudi prochain, jour où la Constitution Espagnole célébrera son 40ème anniversaire, « nous n'avons rien à fêter ». De plus, « en cette année où l'État Français célèbre le centenaire de la Première Guerre Mondiale », il·elle·s ont appelé à « ne pas fêter de constitutions et de guerres étrangères » et ont également souligné la nécessité de continuer à avancer vers la construction de constitutions pour le Pays Basque, la Catalogne et les autres peuples. Il·elle·s ont de plus annoncé que ce jeudi sera un jour de revendication et que plusieurs mairies seront ouvertes aux citoyen·ne·s.

Le maire de Pampelune, Joseba Asiron, a participé à l'acte. Il y a souligné l'importance du fait que l'exposition soit inaugurée dans la capitale navarraise ; en effet, selon lui, « depuis le XVI. siècle, c'est en Navarre que le conflit de territorialité a été vécu le plus durement ». M. Asiron a ajouté qu'« en cette époque d'attaques contre les autonomies, de crise politique de l'État Espagnol, la reconnaissance des nations et la coopération entre les peuples seront indispensables ».

Une délégation de l'organisation des municipalité indépendantiste de Catalogne, Associació de Municipis per la Independència (AMI), était également présente à Pampelune mardi. Josep Maria Cervera, président d'AMI, et Montserrat Fornells, vice-présidente, ont dénoncé le fait que « la Constitution Espagnole est plus un problème qu'une solution car au lieu de garantir le droit de décider, elle réprime les citoyen·ne·s qui pratiquent ce droit ». Les élu·e·s catalan·ne·s ont ajouté que « fêter le 40ème anniversaire de la Constitution Espagnole avec des prison·nier·es et des réfugié·e·s politiques devrait donner lieu à une réflexion approfondie dans l'État Espagnol ».

L'exposition présentée lors de cet acte sera ouverte au public jusqu'au 10 décembre à  Pampelune, au Palais du Connétable, et voyagera ensuite dans différents endroits du Pays Basque. De plus, le contenu de l'exposition sera visible sur internet, sur le site 40.gezur.eus.

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