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Au retour de Catalogne, Udalbiltza a souligné « le bel enseignement » reçu là-bas

Nous y avons été pour faire un travail nécessaire. Nous y avons bien fait ce travail. Leurs remerciement nous ont submergé.e.s de joie et d'émotion. Nous avons pleuré ensemble, nous nous sommes mutuellement pris.e.s dans les bras.

100 élues d'Udalbiltza se sont rendu.e.s en Catalogne pour le référendum du 1er octobre, en tant qu'invité.e.s internationaux et internationales, à l'invitation de l'Association des Municipalités pour l'Indépendance (AMI). Aujourd'hui, Udalbiltza a donné une conférence de presse pour donner des informations sur les événements vécus en Catalogne. Les groupes répartis dans des lieux différents y ont vécu deux jours intenses, chauds, enrichissants et exemplaires, et ils veulent remercier l'AMI et les Catalan.e.s qui les ont reçus avec des applaudissements et des remerciements :

« La représentation était formée de maires et d'élu.e.s de tout le Pays Basque, du sud et du nord. Ce furent deux jours intenses, chauds, enrichissants et exemplaires pour nous tou.te.s, du point de vue politique comme du point de vue humain. Face à la tentative d'imposition, de violence et d'humiliation, nous avons vu des individus, des groupes, des militant.e.s, des organisations, des maires et des élu.e.s… nous avons vu des personnes, très déterminées, des attitudes exemplaires… nous avons vu un peuple organisé, un peuple déterminé à vivre libre, un peuple qui ne peut pas être arrêté, même par la force des armes.

Cette fin de semaine, ce référendum, nous a tou.t.e.s marqué.e.s à jamais.

Le gouvernement espagnol ne reconnaît pas la Catalogne comme son égale. Ni la Catalogne, ni personne d'autre, en vérité. Pour tous les gouvernements espagnols, l'Espagne est une, indivisible. Le problème n'est pas si un peuple veut être libre, le problème est que dans le cadre politique espagnol, un peuple, que ce soit en Catalogne ou au Pays Basque, ne peut même pas se poser la question de savoir s'il veut être libre ou non. Qu'on ne lui reconnaît pas le droit de décider, le droit qu'on les citoyen.ne.s de voter, dans ce qui est soi-disant une démocratie, jusqu'à essayer de le lui interdire à coups de matraques et en lui tirant dessus. Jusqu'à attaquer la population civile et à blesser presque mille personnes.

Dimanche, après avoir vu et vécu ce qui s'est passé autour de ce référendum où le désir d'indépendance était en jeu, Udalbiltza veut faire savoir les choses suivantes :

- Tout d'abord, nous voulons féliciter tou.te.s les Catalan.ne.s, ceux et celles qui ont été voter et ceux et celles qui n'y ont pas été. Ceux et celles qui portaient le drapeau catalan et ceux et celles qui portaient le drapeau espagnol. L'attitude qu'ils et elles ont eu, sans créer le moindre incident, a été une grande leçon. Les opinions différentes cohabitent, l'une à côté de l'autre, sans incident. Les Catalan.ne.s forment un peuple. Nous n'avons pas senti de fossé entre les les citoyen.ne.s.

- Nous avons vu un peuple organisé. Nous avons vu un peuple qui a un plan et un projet. Nous avons vu un peuple qui a de profondes racines. Un peuple qui a du courage, de la détermination, de l'enthousiasme, qui sait ou aller… mais qui sait qu'il faut planifier les choses à l'avance. Un peuple qui ouvre et protège des milliers de bureaux de votes malgré la police. Un peuple qui fait apparaître des urnes et des bulletins de vote, lesquels étaient les objets du délit, même si c'est difficile à croire. Un peuple qui, dans les pires conditions, sait organiser un référendum exemplaire.

- Nous avons vu un peuple uni. Nous avons vu des gens de la CUP, de l'ERC, de PdCAT, des personnes sans étiquettes politiques, de simples citoyen.ne.s, dans le même effort, avec le même enthousiasme. Nous nous demandons combien de coups de colère, de disputes, d'altercations ils et elles ont dépassés ces dernières années, combien d'attitudes et de décisions, qui leur plaisaient ou pas, ils et elles ont acceptées … et malgré cela, dimanche, au delà de toute ces démonstrations, au delà des idéologies réciproques, quand la logique populaire se met en place, les citoyen.ne.s en sortent vainqueurs et victorieuses. Oui, la Catalogne nous a montré que quand la logique populaire prévaut, quand les citoyen.ne.s font l'effort de se l'approprier, l'impossible s'accomplit.

- Nous avons vu que les citoyen.ne.s ont des responsables politiques engagé.e.s. Les dirigeant.e.s du Govern, les haut.e.s responsables, les dirigeant.e.s des partis politiques, les élu.e.s et les maires. Ensemble, avec les citoyen.ne.s, dans le même effort, mettant leur intérêt personnel de côté, au service du peuple. Les élu.e.s de Catalogne nous ont impressionné.e.s, nous ont appréci.é.es, nous ont accueilli.e.s d'une façon émouvante, nous ont remercié.e.s pour notre travail.

Nous avons été là-bas pour faire un travail nécessaire. Nous y avons bien fait ce travail. Leurs remerciement nous ont empli.e.s de joie et d'émotion. Nous avons pleuré ensemble, nous nous sommes mutuellement pris.e.s dans les bras. Nous sommes rentrés heureux et heureuses. Si quelqu'un doit remercier l'autre, c'est nous qui devons remercier tou.te.s ces élu.e.s, ces dirigeant.e.s de l'AMI, pour la confiance qu'ils et elles nous ont montrée. Pour nous avoir laissé vivre cette journée historique avec eux et elles.

- Dimanche, les Catalan.e.s ont montré un bel exemple aux Basques. Et à tou.t.e.s les Européen.ne.s. C'est pourquoi Udalbiltza appelle les membres des gouvernements basques, les haut.e.s responsables, les dirigeant.e.s des partis politiques, les citoyen.ne.s de toutes opinions, les élu.e.s et les maires à travailler avec une logique de peuple, pour rassembler un peuple organisé et uni, comme en Catalogne, et pour accomplir l'impossible, ici aussi, au Pays Basque.   

 

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