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Udalbiltza a annoncé sa participation au référendum en Catalogne

Le président Luis Intxauspe a déclaré que le harcèlement exercé par le procureur général espagnol contre les maires nous ramène à " la sombre époque du franquisme ".

Udalbiltza a donné l'alerte au sujet de la gravité de la situation de la Catalogne et a exprimé sa préoccupation, lors de l'acte célébré à la mairie de Saint-Sébastien. En compagnie de Luis Intxauspe, président d'Udalbiltza, Amaia Almirall, élue de Saint-Sébastien, Jon Arriola, maire de Berriatua, et Maite Iturre, élue du Baztan y assistaient.

Comme l'a expliqué M. Intxauspe, “ donner la parole au peuple, savoir quelle est la volonté des citoyen.ne.s ou garantir le droit de vote au peuple est un exercice démocratique de base. Il semble pourtant que le gouvernement espagnol, sa prétendue justice et la plupart des médias ont peur de cet exercice de base ; c'est à dire qu'ils sont terrifiés par l'idée d'entendre et de respecter la volonté populaire ”.

“ Cette exercice démocratique qui a lieu en toute normalité en Écosse, au Québec et dans bien d'autres pays est interdit en Catalogne. Pourquoi ? Sous le prétexte qu'il va contre la Constitution Espagnole. En Espagne, la volonté du peuple ne vaut rien, parce que les juges du Tribunal Suprême aux mains du PP et du PSOE en ont décidé ainsi. C'est honteux ”, a ajouté le président.

Pour Udalbiltza, le gouvernement espagnol veut maintenant utiliser sa puissance et son pouvoir contre la volonté de la majorité des catalans, et dans la mesure ou la force est employée, Udalbiltza déclare solennellement que ce qui est en train de se passer est intolérable, en plus d’être une injustice flagrante. Aujourd'hui, en 2017, au sein de l'Union Européenne, l'Espagne veut réprimer le choix d'un peuple par la force, l'écraser en utilisant la Garde Civile, l'Espagne veut réprimer la volonté de liberté de ce peuple, et Udalbiltza veut dénoncer cette attitude, qui met l'Espagne au même niveau que les dictatures les plus répugnantes du monde. On veut utiliser les armes, les interdictions et les menaces pour répondre à un problème politique qui pourrait se régler par le dialogue.

De l'avis d'Udalbiltza, la décision prise hier par le procureur général espagnol dépasse les bornes. Cette décision vise à transformer les élus en délinquants. Le bureau du procureur a déclaré qu'il allait convoquer 712 maires et s'il ne viennent pas de leur propre volonté, il a donné l'ordre de les arrêter. En Europe, au XXIe siècle ! Incompréhensible.

Enfin, Udalbiltza a annoncé que face à cette situation, ces représentant.e.s participeront d'une manière ou d'une autre au référendum du 1er octobre. En plus d'exprimer sa solidarité, Udalbiltza défendra activement cet exercice démocratique et la volonté politique des catalans que l'on veut bafouer. Udalbiltza est pour cela en relation avec l'Organisation des Mairies pour l'Indépendance, AMI, et elle sera là le 1er octobre. Ce samedi également, une délégation d'Udalbiltza se rendra à la réunion des maires à Barcelone.

Enfin, Udalbiltza appelle les élu.e.s du Pays basque à se rendre à la manifestation qui aura lieu samedi à Bilbao.

 

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